La patinoire de Samoëns : quelles perspectives pour les prochaines années ?
Ce mois d’août a été marqué par la visite de Philippe Candeloro, figure emblématique du patinage français, dont le nom a été donné à la patinoire municipale de Samoëns lors de son inauguration en octobre 2015.
Principalement connu du grand public pour sa carrière de patineur artistique et ses activités médiatiques, Philippe Candeloro est également, depuis juin 2026, à la tête de la Fédération française des sports de glace. Son mandat sera notamment marqué par la préparation des Jeux olympiques d’hiver de 2030, qui se dérouleront en France.
Sa visite à Samoëns a permis à la nouvelle équipe municipale d’échanger autour de l’avenir de la patinoire et de ses perspectives d’évolution.
Dans ce cadre, la commune souhaite étudier la possibilité de prendre part à la dynamique des Jeux olympiques de 2030, non pas en tant que site officiel de compétition, mais comme lieu d’accueil pour des stages de préparation ou d’acclimatation des équipes. Située à environ deux heures de Lyon, où sont prévues les compétitions de sports de glace, Samoëns pourrait ainsi constituer un site d’accueil intéressant.
À l’échelle locale, la municipalité souhaite également renforcer son accompagnement des clubs et de leurs jeunes sportifs, afin de leur permettre, s’ils le souhaitent, de poursuivre leur progression et, à terme, d’envisager une pratique sportive de haut niveau.
Ces perspectives nécessitent toutefois d’étudier au préalable plusieurs aspects, notamment en matière de configuration et de réglementation de l’équipement, ainsi que les conditions d’homologation.
La diversification des usages de la patinoire constitue également un enjeu important pour les années à venir. Inauguré il y a bientôt onze ans, le bâtiment nécessite aujourd’hui une attention particulière pour accompagner son évolution.
Plusieurs améliorations techniques pourraient notamment être étudiées, concernant la sonorisation, les équipements lumineux ou encore la protection du site face aux conditions météorologiques (pluie, vent et ensoleillement). Les limites fonctionnelles actuelles devront également être analysées : le nombre de vestiaires, la capacité d’accueil du public, et la cohabitation avec le voisinage. La forme et l’ouverture du bâtiment amplifient les bruits d’impact et l’écho, générant aujourd’hui des nuisances pour les riverains.
Pour avancer sur ces différents sujets, M. le Maire et ses adjoints ont sollicité l’appui technique de la Fédération française des sports de glace. L’objectif est de pouvoir s’entourer de spécialistes du domaine afin d’identifier les évolutions possibles pour la patinoire et de mieux définir les conditions nécessaires à leur mise en œuvre.